Jan 02

Suzon la Muse du Rocher de Gréoux

A l’heure où nous fêtons l’année nouvelle avec son cortège de bons vœux de bonheur et de santé dispersés au gré de la toile, des réseaux, des SMS, des MMS et autres messages électriques et électroniques,  c’est une lettre manuscrite  d’Edmond, Alias Momon le poète du vent de Gréoux,  qui nous annonce le départ de Suzon vers les étoiles.

Le grand âge ne justifie pas toutes les absences, brutales ou inéluctables.  A l’heure des hommages on pourrait aussi trouver toutes les qualités à nos chers disparus et à cette « petite » grande dame du Rocher du Verdon. Certes, une épitaphe élogieuse et émouvante fera couler quelques larmes qui s’évaporeront aussi vite que le souvenir de ceux qui partent avant nous, mais, Suzon, pour ceux qui l’ont connue, est un personnage qui aurait pu inspirer les lettres de mon moulin et la saga provençale du château de ma mère. Suzon n’a ni connu Alexandre Dumas, ni Marcel Pagnol mais elle a rencontré Edmond Pierazzi. Ces deux-là, inséparables, ont fait de leurs vies assemblées une aventure extraordinaire où l’amitié, le vent, les cerfs-volants, les belles lettres, la langue provençale … s’assemblent en la plus belle leçon de vie et d’Amour offerte à tous ceux qui croient encore en l’utopie d’un monde meilleur.

Suzon la bouillonnante, l’exubérante, la pétillante Muse d’Edmond l’écrivain cerf-voliste est a jamais inscrite dans les textes magnifiques de Momon, mais, aussi dans notre cœur. Nous avons désormais la lourde responsabilité de perpétuer son souvenir au-delà de l’absence et du temps assassin.

Nous adressons à Edmond et à toute sa famille notre affection. Nous partageons leur chagrin et notre pensée accompagne Suzon dans son voyage vers les étoiles.

Murielle et Michel

Suzon et Edmond les poète du vent (youtube)

L’Amour toujours

Sur la route du bonheur

Où se croisent amour et tendresse

J’ai rencontré un jour les deux

Sous la forme d’une déesse

Elle évoluait avec grâce

A l’aise dans son tailleur strict

Juchée sur des talons pointus

Je la cru sortie d’un film

Et pour la journée de la femme

Je lui offris de belles fleurs

Ses lèvres esquissèrent un sourire

Sur la joue elle me fit une bise

De ce jour mon cœur fut conquis

Je lui fis une cour assidue

Et j’en rêvais toutes les nuits

Puis un jour je ne la vis plus

Car c’était pendant les vacances

Que je la croisais par incidence

Les mois passèrent, vint l’été

Elle réapparut en robe blanche.

Elle resplendissait sur la plage

La mer, pour elle, faisant des vagues

Et le soleil la caressait

C’est alors qu’elle me reconnut.

Je lui pris la main, puis les lèvres

Elle me rendit mes baisers

Notre Idylle venait de naitre

Elle durerait toute la vie.

Pour elle j’écris ce poème

Edmond Pierazzi

Gréoux le 9 mars 2007